Mon effroyable ressentiment hier soir

J’ai un peu honte, je l’avoue. Hier soir, quand j’ai vu se relayer dans mon fil d’actualité l’information d’un nouvel attentat en France, je n’ai pas ouvert les articles. Je n’ai cliqué sur aucun lien, lu aucun commentaire. Je ne me suis précipitée ni sur Twitter ni sur BFM TV. Je n’avais pas envie de lire une énième fois les mêmes choses.

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Pourtant, lors des attentats de Charlie Hebdo j’ai été profondément touché. Me dire que des gens ont été tués pour X ou Y raisons pendant que je vaquais à mes petites occupations m’a retourné. Choquée, la gorge nouée, les larmes aux yeux.

Me dire que si je me trouvais au mauvais endroit au mauvais moment comme certaines victimes, j’en aurai été une moi aussi. Je ne me suis pas sentie en sécurité dans mon propre pays où je n’avais jamais eu peur à ce point.

Le 13 novembre, nous fêtions l’anniversaire de mon meilleur ami et tout à coup nous nous sommes sentis minables. Nous avons coupé la musique, installé les chaises devant l’écran et passé la nuit à regarder en boucle les infos.

J’ai fini par tout « découvrir » ce matin. D’abord au flash info de la radio, puis sur Télématin qui en faisant de nouveau un fil rouge. Comment mieux commencer sa journée ? #MarreDesDrames

Oui bon voilà. Encore une revendication de l’Etat islamique. Encore un mec enrôlé, qui planquait des trucs chez lui et qu’on n’a pas vu venir. Toujours les mêmes choses.

Mais voilà, cela fait maintenant presque trois ans que nous vivons dans ce climat de terreur, les attentats se multipliant chez nous comme chez nos voisins. Pas une semaine ne passe sans entendre parler d’une nouvelle action de ces dégénérés. Je suis anesthésiée.

 

PS : Je ne néglige pas la peine ressentie par la famille et les collègues de chacune des victimes (civiles ou policières), cela me touche toujours autant, simplement c’est toujours le même sketch, et j’ai l’impression que rien n’est fait pour endiguer le problème.

Faire cohabiter mes désirs et les siens

On veut notre nid d’amour. C’est pas pour tout d’suite mais on est curieux voyez… Alors on épluche Le Bon Coin. Mais personne ne m’avait prévenu que ce n’était pas de la tarte de choisir un chez-soi avec un boulet chéri !

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Quand je me cherchais un appart’, c’était clair je voulais du propre, du récent, du lumineux, UNE BAIGNOIRE et une cuisine équipée. Le reste, j’y allais au feeling. En dix jours, j’ai visité sept ou huit apparts mais j’avais toujours dans le coin de ma tête l’un des premiers pour lequel j’attendais une réponse.

Aujourd’hui ça se corse. Je ne suis pas seule à choisir. Et Monsieur me fait bien savoir qu’il a son mot à dire.

♥ C’est moche ce carrelage noir ! Comment t’as pu avoir un coup de cœur pour ça ?

♥ 800 balles et y a même pas de cuisine équipée !

♥ Nan mais en dessous de 80m² c’est mort ! (je l’ai désormais convaincu de commencer à  60m² TMTC le budget)

♥ On s’en fout de la baignoire ! (J’ai failli le quitter)

♥ Il craint ce quartier ! (j’y ai habité pendant deux ans je n’ai jamais eu de problème, trouve une autre excuse pour dire que tu n’aimes pas l’appart…)

♥ Il manque toujours un petit quelque chose c’est dommage

♥ T’as vu le montant des charges ??? C’est Versailles dans l’escalier ?

Ceci n’est qu’un bref aperçu des commentaires les plus fréquemment utilisés.

Ce qui m’a fait comprendre qu’il allait falloir qu’on réduise nos exigences afin de faire correspondre nos priorités respectives avec notre budget. À savoir : pièce de vie de 30m² minimum, cuisine fermée si possible, deux chambres, salle de bain avec baignoire, parquet, un balcon serait un plus (Coucou Stéphane Plaza si tu passes par là !). Tout ça pour un budget de trois mois de courses chez Auchan.

En somme, je crois que la définition même « d’aimer quelqu’un » c’est : sacrifier certains de ses désirs pour satisfaire ceux de l’être aimé.

C’est tout pour le moment !

 

Mes dix petits bonheurs du quotidien

Pour ne rien vous cacher, le moral n’est pas au top ces derniers jours. Chéri s’en va à des centaines de kilomètres pour le boulot (pendant dix mois) et on envisage de déménager, puis plus parce qu’il faudrait que je quitte mon SuperJob, puis on se dit que… ou que… bref c’est pas la joie.

Je me suis surprise à apprécier quelques moments de la journée et j’avais bien envie de les relater pour que chacun puisse se rendre compte qu’il y a du positif même quand tout semble compliqué et sombre.

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♦ Le réveil du chat ♦

Que ce soit avec sa grosse tête posée à côté de la mienne ou avec ses papattes qu’elle glisse sous la couette pour me chopper un mollet/un orteil/un bout de fesse, j’adore quand elle vient me tirer du lit.

♦ Un ciel dégagé ♦

J’ai la chance d’avoir un mini-balconnet (de quoi poser trois/quatre jardinières) dans ma chambre et rien de tel qu’ouvrir le volet, se rendre compte qu’il fait beau, ouvrir la baie vitrée et se glisser de nouveau dans son lit tout chaud en écoutant le gazouillis des oiseaux.

♦ Un livre vraiment passionnant ♦

Récemment, j’ai eu beaucoup de chance. Les trois derniers livres que j’ai acheté, je les ai littéralement dévoré. J’étais absorbée, je n’arrivais plus à les quitter : un peu le matin après le petit-déj, à la pause déj, en attendant le bus, le soir à la place de la TV. Faut pas se le cacher, c’est parfois un peu plus laborieux de lire un livre (surtout quand on avait placé beaucoup d’attente dans ce dernier après la lecture de la quatrième de couverture !)

Psss ! Pour info, il s’agissait de : Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre et Chanson douce et Émilie Frèche, Un homme dangereux.

♦ L’odeur du linge fraîchement lavé ♦

Je vous l’accorde, avant il y a le triage et le lancement de la machine et après il y a l’étendage où on tente d’optimiser au maximum l’espace de notre séchoir.

Mais c’est pas trop le pied de sentir cette bonne odeur de frais ? Je suis une dingue de lessive, je choisis toujours avec application mes lessives et adoucissants #TOC

♦ Dormir dans des draps tout propres ♦

Rapport au petit bonheur précédent, c’est pas trop le pied de se coucher dans des draps qui sentent super bon et qui n’ont encore été froissés par personne ?

♦ Prendre un bain ♦

Ai-je vraiment besoin de vous expliquer ?

♦ Prendre le temps de se faire un petit déj’ de roi ♦

Pain, beurre demi-sel, confiture de figues, clémentines, fruits rouges, café, thé, fromage frais, jus d’orange… J’adore ne pas savoir où donner de la tête sur ma table de petit déjeuner.

♦ Contempler l’horizon ♦

La plage se trouvant à deux pas de chez moi (okay, en vrai, un peu plus) dès qu’un rayon de soleil se pointe, je vais me faire une digue ou quand le cœur m’en dit je vais même fouler le sable. Bien souvent tôt le matin ou en début de soirée, histoire que personne ne vienne s’intercaler entre l’horizon et moi.

♦ Choisir la bonne file ♦

Se rendre compte que pour une fois on a pas mal de bol, que notre file à l’hyper/à la poste/ au tabac avance plutôt bien par rapport à celle d’à côté. Regarder la file voisine avec un air désolé. Avoir l’air d’une c*******.

♦ Compter les dodos avant vendredi ♦

Parce que le vendredi c’est : retrouver le chéri, prendre l’apéro, aller au cinéma en amoureux, aller au restaurant en famille, prendre un petit déjà’ de roi, découvrir de nouveaux endroits. Bref, vous voyez !

& vous, c’est quoi les petites choses de la vie qui vous donnent le sourire ?

À mon premier amour

Au cours d’une vie on tombe amoureux-se peut-être deux, trois ou plus de fois mais le premier amour, comment vous dire, il reste « gravé à jamais ». Ça fait un peu beauf comme expression mais c’est tellement ça.

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Marmalade Boy, le manga que je lisais en pensant à toi

Magie de Facebook, il y a quelques temps, une demande d’ajout de la maman d’une copine d’enfance. Et depuis, des photos de ses enfants qui défilent chaque jour devant mes yeux. De son fils (le frère de ma copine d’enfance si vous n’avez pas suivi).

Chaque fois que je le vois ça me fait le même effet. Un mélange de mélancolie, d’amertume, de souvenirs joyeux. On avait 13 et 16 ans alors tu penses, qu’est-ce qu’on connaissait de l’amour à l’époque ! Mais j’aime croire que nos sentiments étaient vrais et purs. Je suis sortie avec ton meilleur copain pour te faire enrager. J’aurai pas du, je ne savais pas comment faire pour te faire comprendre qu’à mes yeux il n’y avait que toi. Je ne l’ai pas aimé. J’ai détesté sa façon de m’embrasser. Il a vite été expédié. Et toi, tu me parlais de cette autre fille que tu voyais toutes les semaines dans le train. Tu étais forcément déjà amoureux d’elle à l’époque puisque tu es aujourd’hui marié avec elle. Mais je préférais croire le contraire. Je me souviens de cette clé usb qu’on s’échangeait chaque semaine, où nous nous écrivions réciproquement des pages et des pages. Où on se confiait nos ressentiments, nos émotions de la semaine. J’étais ta « Tite Louloute ». Je repense à ma tête sur ton épaule. Aux chuchotements de nos mamans qui nous imaginaient déjà très bien vieillir ensemble. Je me souviens de ce baiser que nous n’avons jamais réussi à échanger, gênés par la situation. Nos visages, si proches. Nos souffles, courts. Nos yeux, ébahis. Je me souviens de ce jour où on faisait je ne sais plus trop quoi et où j’ai pris mon courage à deux mains, où je me suis blottie contre toi. Cette fois-là non plus on n’a pas réussi. Puis je me souviens des clés usb oubliées, de notre gêne respective, de tes indisponibilités de plus en plus fréquentes. D’une clé usb qui disait que tu avais enfin osé l’aborder. De mon incapacité à te répondre. De ma colère, de ma tristesse, de ma rage.

Je me souviens de cette soirée dans un parc, il y avait beaucoup de monde. Tu étais là, avec elle. Avec ton meilleur ami et sa nouvelle copine. Je me suis approchée pour te saluer. J’étais anxieuse, j’avais une boule dans la gorge et les larmes aux yeux. Elle s’est interposée. Tu n’as rien dit, rien fait. Pas le moindre signe envers moi. Elle a décidé pour toi. Ses propos envers moi ont été violents. Ils m’ont blessé. Et toi… Toi tu as fais un petit trou dans mon cœur qui ne se rebouchera jamais.

Quand je t’ai aperçu sur ce quai de gare, quelques années plus tard, j’ai eu envie de venir vers toi. Je savais que tu étais marié avec elle désormais. Je brûlais d’envie de m’approcher de toi. Entendre de nouveau le son de ta voix. Nous nous sommes quittés adolescents, j’aurai voulu que tu saches quelle adulte j’étais devenue. Je n’ai pas osé. Tu as jeté un regard vers moi mais tu n’es pas venu non plus. Je t’ai finalement contacté via Facebook et ta réponse a été sans appel. Tu ne regrettes pas que je ne sois pas venue te parler car tu n’avais aucune envie de discuter avec moi, que tu étais passé à autre chose depuis longtemps et que je devrais faire de même. Ce petit trou dans mon cœur ne se rebouchera jamais.

Papa où t’es ?

J’aurai également pu entamer les hostilités en citant la chanson de Calogero « Si seulement je pouvais lui manquer » et d’autres chansons qui évoquent le même sujet : l’absence du père.

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Pendant des années je me suis foutue de n’avoir « pas de père ». Celui que j’avais ne représentait pas du tout le père que j’aurai aimé avoir alors je l’ai oublié. Je l’ai effacé de ma vie. Et il en a fait de même bien plus vite que moi.

Aujourd’hui, son absence me pèse davantage et en même temps nous parlons de lui avec plus de légèreté.

Aujourd’hui, j’aimerais avoir un papa comme tout le monde. Quelqu’un sur qui compter, qui viendrait me donner un coup de main pour les travaux, qui ferait un peu peur à Chéri parfois, qui voudrait déjà me voir mariée et maman…

Rien de tout ça n’arrivera jamais. Dans quelques jours, cela fera huit ans que je ne l’ai pas vu. Huit années de silence radio. Je dis souvent quand on me pose la question que s’il était mort, je ne le saurais même pas.

La dernière fois que nous nous sommes vus, je n’avais ni le Bac, ni le permis, ni ma Licence, je n’avais jamais travaillé de ma vie, j’étais encore une jeune fille.

Jamais il ne séchera mes larmes.

Jamais il n’emballera les cartons pour mon emménagement avec Chéri.

Jamais il ne me conduira à l’autel.

Jamais il ne verra son/ses petit(s)-enfant(s).

Je ne pourrais jamais pardonner ce qu’il a fait, au plus profond de moi je le sais. Oui mais voilà, j’aimerais parfois moi aussi être une petite fille à son Papa.

Je récidive chez Weight Watchers

Coucou la fille qui craque devant une promo. J’ai mis une semaine à me décider après avoir reçu un mail indiquant une promo momentanée à -50%. Puis j’ai craqué, encouragé par ma collègue. Allez, ça me donnera un objectif à tenir pour les prochains mois (trouver un boulot serait un chouette objectif à atteindre aussi arf).

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Pourquoi avoir récidivé ? Parce que la première fois la méthode avait fonctionné sur moi. Je ne m’étais pas fixée d’objectif précis et après 15 kilos perdus (et jamais retrouvés !), je me suis arrêtée. J’ai toujours pensé que je reprendrais pour dégommer ce foutu pallier qui me maintient sur une dizaine que je déteste. C’est maintenant chose faite. Peu de choses ont changé depuis deux ans, j’ai vite retrouvé mes repères et malgré un déménagement à 100 km, je retrouve mon animatrice de l’époque, un vrai plaisir !

En plus ça fait plusieurs mois que je lorgne de nouveau le compte Instagram d’une fille qui avait commencé l’aventure en même temps que moi à l’époque (Mars 2015) et qui a repris avant l’été (elle avait repris 20 kilos elle par contre…). Puis je me suis vue sur des photos… j’étais boudinée dans ma robe. Je suis toujours obligée de me tenir bien droite sinon j’ai l’air d’une glace à l’italienne qui déborde. Et puis il y a Chéri. Il m’a choisi comme ça, oui c’est sûr. Mais je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il me désirera davantage si je perds quelques kilos.

Et puis je le sens quand je me promène, quand je monte les escaliers de chez moi… je suis essoufflée. L’hiver je n’ai quasi aucune activité physique, ça n’aide pas à entretenir sa forme. Je ne me cherche pas d’excuses mais il fait noir quand je quitte le boulot et je n’ai pas grande envie d’aller m’aventurer dehors. Ce n’est même pas le froid qui me fait peur car je vais volontiers me balader le dimanche matin. Mais une fois par semaine c’est un poil insuffisant !

Pour toutes ces raisons j’ai recommencé Weight Watchers.

J’ai eu faim toute la semaine !

Je n’ai rien vu venir

Je n’ai pas l’impression d’avoir vieilli. Bon bien sûr, quand il pleut j’ai les genoux qui craquent Non j’vous jure, je n’avais pas tellement senti que j’étais passée de l’autre côté. Puis il y a eu ces repas de famille à répétition…

Sur la grande tablée, ta place est plus près des vieux que des enfants.

T’entends des « Va voir Tatie Mademoiselle » et un mioche se précipite vers toi, morve au nez, bave aux lèvres, chouinant pour que tu viennes faire de la pâte à modeler.

Tu manges (enfin t’essaies) avec ledit mioche sur tes genoux qui fourrent ses doigts dans ton assiette pour tout goûter.

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On t’offre des cadeaux utiles : assiettes, tasses, verrines, plateau de présentation de fromage…

À ta droite ça parle de trucs pas très réglos…

Quand à ta gauche ça parle licenciement, dividendes et actionnaires…

Tu finis toutes les bouteilles de champagne (TMTC, t’es la dernière en âge de te marier, pas mariée).

« C’est pour quand l’emménagement ? » / « Vous avez pensé à vous marier ? » / « Je suis tellement contente de rencontrer la copine de Loulou » ont été les phrases les plus entendues en dehors des « Joyeux Noël » & « Bonne année ».

D’ailleurs on t’a souhaité un bébé avant la fin de l’année. Même si j’aurai préféré des sous ou du boulot…

C’est un fait, je suis devenue une adulte sans même m’en rendre compte. Et même si l’avenir reste flou pour l’instant, je ne suis pas mécontente de vieillir…