La collègue de boulot

Bien que je sois plus habituée à attirer les foudres de mes collègues féminines (peut-être à cause de ma jeunesse, de ma beauté, de mon humour, ou tout ça à la fois ! Et de ma modestie aussi bien sûr…), cette fois-ci je suis tombée sur une perle.

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Elle décompte les semestres avant la retraite. Mais ce n’est pas le genre je-m’en-foutiste à en faire le moins possible. Quand je suis arrivée, elle m’a mis dans le bain direct, je suis rebaptisée la Puce au bout de deux jours. Elle part en congés en fin de semaine, je vais donc me retrouver S.O.L.O, pendant quatre longues semaines ! Bien entendu, c’était dans son intérêt de me filer les petits tuyaux et ficelles du métier…

Outre ça, elle est souvent de bons conseils, tout en gardant sa place de collègue. J’ai une petite tendance à l’épanchement, elle a la larme facile (comme moi) et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Elle a aussi des expressions qui me font mourir de rire.

« Dis comme moi ! » quand elle a un truc sur le bout de la langue mais que ça ne veut pas sortir.

« D’accoooooooooorrrrrrrrrd ! » quand il ne faut pas insister après que j’ai dit quelque chose.

« Ce que tu manges pas tu vas pas le chier » Est-ce que cela nécessite une explication ?

« Il fait froïïïïïd » Je ne peux pas le retranscrire à l’écrit. Ça se prononce « oïde ». Comme hémorroïde. Et ça me fait marrer.

Notre chef, elle l’appelle « le marrant glacé ». Il sourit mais il fait froid dans le dos en même temps.

Du genre à rigoler quand il se brûle.

« Viens on s’en va ». Quinze fois par jour (au moins).

« Garotte le » = tu peux le jeter à la poubelle.

« V’là les cowboys !!! » Et subitement tout le bureau se réveille et c’est le branle-bas de combat général !

Parfois elle vide le fond de sa bouteille d’eau dans mon dos. Elle me jette des trucs à la figure quand elle voit que je suis hyper-concentrée.

On se plaint. Et on rigole aussi beaucoup.

Le midi, on optimisme notre temps. Les courses, les boutiques, essayer des fringues, on va chez le caviste pour l’écouter nous parler pinard.

J’avais un peu les j’tons quand on m’a dit que j’allais partager mon bureau avec une nana de 58 ans.

Oh mon Dieu le fossil, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir se dire ?

Il se trouve que sur certains points, elle a une pensée beaucoup plus moderne que ma mère. C’est intéressant de confronter sa vision à celle d’une femme qui a bien bourlingué et posé ses valises sur le tard (36 ans tout de même). Tout y passe. La religion, la maladie, le cul, l’infidélité, « j’ai toujours dit que les hommes et les femmes n’étaient pas fait pour vivre ensemble ! », la cuisine (beaucoup), son chien, mes problèmes de bagnole, mes copines, mon alcoolisme social (et le sien).

IL NOUS ARRIVE DE BOSSER AUSSI !

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