À consommer avec modération

Mes multiples pérégrinations sur les sites de rencontre ont finalement porté leur fruit. Il y a quelques semaines de ça, j’ai franchi le cap de la rencontre « live » (après l’avoir fait tourner en bourrique plus qu’il ne le fallait histoire de tester sa résistance).

La veille j’avais fais fort, je vous passe les détails. Je vous passe aussi les détails concernant les doutes pré-rencard du style « Est-ce qu’en vrai on va bien s’entendre ?».

Oui on s’est bien entendu.

Je ne sais pas vous dire ce qui m’a plu chez lui. Il me fait rire, il a le sourire communicatif, nous avons les même références d’enfance, il est le Roi Taquin et moi la Reine. Nous nous sommes promenés sous la bruine, il m’a appris les règles du Tarot et nous avons beaucoup parlé de notre enfance et de nos amis. Il m’a raccompagné chez moi et il ne m’a pas embrassé. J’étais décomposée. Pourtant quelques minutes plus tard je recevais un sms qui me disait qu’il était content de m’avoir rencontré et qu’il aimerait me revoir.

Échanges intenses de messages toute la semaine, je prétexte un passage pas loin de chez lui le weekend suivant… Il propose de m’accompagner. (Et vous savez à quel point faire les magasins est une plaie pour les hommes).

Mais voilà que je ne la vois pas venir du tout… la cuite. Celle où tu es malade toute la nuit. Malgré mes péripéties nous nous retrouvons en fin d’après-midi, dans le hall d’Ikéa.

« T’as une bonne tête quand t’as la gueule de bois » est à ce jour le plus beau compliment qu’il m’ait fait (blague).

Je vous épargne les détails mielleux, je ne me souviens plus d’un seul objet tellement j’étais obnubilée par ses yeux, obnubilés par les miens. Sans que je sache comment le « Je ne rentre pas tard ce soir » s’est transformé en bisous à l’avant puis à l’arrière de sa voiture, sur le parking. Ledit parking sur lequel nous sommes restés coincés pour cause de fermeture de barrières à minuit. #PremièreAnecdote

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Ensuite il y a eu toutes ses petites phrases balancées par SMS

« J’aimerais que tu ne te considères plus comme célibataire »

« Tu as bien dormi mon amour ? »

« Tu veux venir chez moi ? »

« Ta folie reflète ma folie »

Aujourd’hui il y a les kilomètres qu’on avale chacun son tour.

Les SMS, les appels.

Les surprises, les moments de bonheur simple.

Les premières déceptions aussi.

Les « mon petit bébé d’amour » qui ne me dérangent (presque) pas.

Les fous rires, tout le temps.

Les gentilles moqueries, les essais en cuisine.

Les câlins et les larmes quand on se quitte pour la semaine…

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La machine à ronrons

Depuis que j’avais emménagé seule, l’envie d’adopter une boule de poils me trottinait dans la tête. J’ai toujours été entouré de chats et de chiens, je me suis fais violence pendant plusieurs années à cause d’un compagnon réfractaire mais maintenant que j’étais seule je guettais les annonces du Bon Coin et les publications de la ligue de protection des animaux du coin.

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Le 11 mai, une petite boule au milieu d’autres dans un carton, j’appelle. Rendez-vous est pris le soir mais le Monsieur m’avertit « premier arrivé premier servi »… Toute la journée j’ai la boule au ventre de peur qu’elle parte avant que je ne puisse la voir/l’avoir. J’arrive, une famille embarque trois chatons d’un coup. Je cherche ma petite boule de poils du regard, ouf, elle est toujours là. Ni une ni deux, je l’attrape et la colle contre ma poitrine. Je prends un shoot d’odeurs de chaton. Bah ouais c’est sûr c’est elle… Elle me paraît bien jeune mais je la vois grignoter quelques croquettes et laper un peu de lait… En voiture Simone ! J’ai failli avoir sept ou huit accidents tellement j’étais obnubilée par la huitième merveille du monde toute frêle, roulée dans son vieux sac de croquettes en papier kraft.

Je vous passe les détails de l’acclimatation à l’appartement, la première nuit sur un plaid (qui est devenu depuis sa propriété) à côté de mon lit, la première fois qu’elle s’est hissée seule dans le canapé et dans le lit, la première fois que je l’ai retrouvé sur la table de salle à manger, sur le plan de travail de cuisine, les fraises qu’elle a dévoré en mon absence, sa crise de folie quand je lave sa litière à la javel, les courses poursuites dans l’appart, ses miaous déchirants le matin devant la porte close de la chambre, les pipis sur le lit quand elle n’est pas contente, les clics sur les fesses, et les « arrête ! » / « non » / « ça suffit maintenant ! », la confiture de figue qu’elle vient lécher sur mes tartines, le fond du verre de jus d’orange qu’elle lape, les coins de livres qu’elle croque pendant que je lis, ses ronrons quand je rentre du travail, ses cabrioles et autres cascades, les chutes (dans l’évier, la baignoire), cette manie qu’elle a de grimper le long de ma jambe, les griffes sur mes bras et mes jambes, les croquettes qu’elle trie soigneusement, les heures passées à la regarder dormir…

Je me rends bien compte que je suis ridicule à parler de mon chat comme d’un enfant. Rassurez moi, dites moi que vous aussi vous êtes complètement gaga de votre boule de poils !

Amours sans suite

Dès le début, nous savions qu’aucune suite ne serait possible. Ou plutôt,  au début on ne pensait pas du tout qu’il y aurait de suite. Puis on s’est revu une deuxième fois. Tu as posé ta main sur ma cuisse, l’autre sur ma joue, tu as approché ton visage du mien et tu m’as embrassé. C’était doux, c’était tendre, c’était bouleversant.

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Puis on s’est vu une troisième fois, puis tout est allé très vite. Tu passais parfois le matin boire ton café et tu me regardais dans l’entrebâillement de la porte de la salle de bain alors que je me maquillais. Tu passais souvent entre midi et deux me « faire l’amour » comme tu disais. Tu passais rarement le soir, Madame t’attendait.

Nous avons joué à ce jeu dangereux pendant quatre mois et neuf jours. Tout ce temps passé à se sourire timidement, à s’ajuster l’un à l’autre « Ne me parle pas de ta femme. Alors ne me parle pas de tes conquêtes en soirée », à rire franchement, à faire l’amour aussi, à boire des cafés, à câliner, à parler de ta jeunesse, de tes regrets et de mes espoirs. Et ce temps passé à me demander si tu pensais à moi autant que je pensais à toi. Ce temps passé à attendre tes réponses. Ces soirs où je me suis couchée en pleurant. Ces kilomètres avalés avec les larmes qui coulent sur les joues. Ces moments de doute. Parfois de culpabilité. Ces moments où j’essayais de me raisonner. Toutes ces fois où tu m’as fais craquer. Toutes ces fois où tu as multiplié les efforts. Ces orgasmes, toujours en même temps.

Puis ce temps où mes réponses s’espaçaient. Ce temps où tu me manquais moins. Toutes ces fois où je ne t’ai pas proposé qu’on se voit. Ces fois où tu n’as pas insisté. Ces rendez-vous manqués, ces incompréhensions, mes larmes, ton désarroi, mon chagrin, ta tristesse. Cette journée que tu as bien voulu m’accorder. Je crois pouvoir dire aujourd’hui que finalement tu étais même plus content que moi d’y être.

Cent-trente jours passés, une petite parenthèse dans l’année 2016.

« La plus belle chose » qui te soit « arrivé depuis ces dix-huit derniers mois ».

Ce vendredi après-midi où comme d’habitude je t’ai écris. Je n’ai jamais su te parler. Ce vendredi où je t’ai annoncé que je voulais tout arrêter. Tu as entendu et compris mes raisons. Tu as pleuré et moi aussi.

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Vingt-quatre jours sans se voir. Et ce déjeuner au resto il y a quelques jours. La première fois depuis bien longtemps qu’on se voyait en public. Ton sourire, tes yeux qui tombent dans mon décolleté. « Je me noie dans un verre d’eau ». Parler de tout et de rien, écouter tes sous-entendus lourdingues et rire de bon cœur.

Mon appartement est plein de souvenirs de toi. Nous n’avons partagé ensemble que cent-trente petits jours. Ce n’est rien à l’échelle d’une vie mais je sais que je ne les oublierais pas.

Quand je reçois tes « Bonjouuuur, ça va ? » quotidiens, je sais que toi non plus.

Ce qui me fait sourire

– La douceur d’une brise sur la peau un soir d’été –

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– Un verre avec une copine –

– Les ronrons de mon chat –

− Une bonne blanche bien fraîche –

− Les gens qui pleurent de joie –

− Les compliments du chef –

− When I’m with you de Sparks –

− Sa main qui serre ma cuisse quand on est en voiture –

− Un bébé qui baille –

− Danser toute seule dans le salon –

− L’odeur de l’herbe fraîchement coupée –

− Un bain moussant –

− Le parfum Bleu de Chanel –

− Préparer son mariage –

– Ses bisous dans mes cheveux –

− Les blagues de ma collègue –

− La technologie et ma mère –

− Les hommes galants –

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− Les films avec Romain Duris –

− Quand les enfants parlent comme des grands –

− La chanson Sara Perche Ti Amo

− Gratouiller le sable humide –

− Les phrases dans un livre qui ont l’air de parler de ta vie –

− Ses doigts dans mes cheveux –

− Les snaps de mon frère –

− Des petits vieux amoureux –

− La tête de mes collègues le lundi matin –

− Le premier jour du reste de ta vie

− Les appels de ma meilleure copine –

−  Les fous rires d’enfant –

Et toi, qu’est-ce qui te fait sourire ? ♥