La machine à ronrons

Depuis que j’avais emménagé seule, l’envie d’adopter une boule de poils me trottinait dans la tête. J’ai toujours été entouré de chats et de chiens, je me suis fais violence pendant plusieurs années à cause d’un compagnon réfractaire mais maintenant que j’étais seule je guettais les annonces du Bon Coin et les publications de la ligue de protection des animaux du coin.

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Le 11 mai, une petite boule au milieu d’autres dans un carton, j’appelle. Rendez-vous est pris le soir mais le Monsieur m’avertit « premier arrivé premier servi »… Toute la journée j’ai la boule au ventre de peur qu’elle parte avant que je ne puisse la voir/l’avoir. J’arrive, une famille embarque trois chatons d’un coup. Je cherche ma petite boule de poils du regard, ouf, elle est toujours là. Ni une ni deux, je l’attrape et la colle contre ma poitrine. Je prends un shoot d’odeurs de chaton. Bah ouais c’est sûr c’est elle… Elle me paraît bien jeune mais je la vois grignoter quelques croquettes et laper un peu de lait… En voiture Simone ! J’ai failli avoir sept ou huit accidents tellement j’étais obnubilée par la huitième merveille du monde toute frêle, roulée dans son vieux sac de croquettes en papier kraft.

Je vous passe les détails de l’acclimatation à l’appartement, la première nuit sur un plaid (qui est devenu depuis sa propriété) à côté de mon lit, la première fois qu’elle s’est hissée seule dans le canapé et dans le lit, la première fois que je l’ai retrouvé sur la table de salle à manger, sur le plan de travail de cuisine, les fraises qu’elle a dévoré en mon absence, sa crise de folie quand je lave sa litière à la javel, les courses poursuites dans l’appart, ses miaous déchirants le matin devant la porte close de la chambre, les pipis sur le lit quand elle n’est pas contente, les clics sur les fesses, et les « arrête ! » / « non » / « ça suffit maintenant ! », la confiture de figue qu’elle vient lécher sur mes tartines, le fond du verre de jus d’orange qu’elle lape, les coins de livres qu’elle croque pendant que je lis, ses ronrons quand je rentre du travail, ses cabrioles et autres cascades, les chutes (dans l’évier, la baignoire), cette manie qu’elle a de grimper le long de ma jambe, les griffes sur mes bras et mes jambes, les croquettes qu’elle trie soigneusement, les heures passées à la regarder dormir…

Je me rends bien compte que je suis ridicule à parler de mon chat comme d’un enfant. Rassurez moi, dites moi que vous aussi vous êtes complètement gaga de votre boule de poils !

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