Mes dix petits bonheurs du quotidien

Pour ne rien vous cacher, le moral n’est pas au top ces derniers jours. Chéri s’en va à des centaines de kilomètres pour le boulot (pendant dix mois) et on envisage de déménager, puis plus parce qu’il faudrait que je quitte mon SuperJob, puis on se dit que… ou que… bref c’est pas la joie.

Je me suis surprise à apprécier quelques moments de la journée et j’avais bien envie de les relater pour que chacun puisse se rendre compte qu’il y a du positif même quand tout semble compliqué et sombre.

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♦ Le réveil du chat ♦

Que ce soit avec sa grosse tête posée à côté de la mienne ou avec ses papattes qu’elle glisse sous la couette pour me chopper un mollet/un orteil/un bout de fesse, j’adore quand elle vient me tirer du lit.

♦ Un ciel dégagé ♦

J’ai la chance d’avoir un mini-balconnet (de quoi poser trois/quatre jardinières) dans ma chambre et rien de tel qu’ouvrir le volet, se rendre compte qu’il fait beau, ouvrir la baie vitrée et se glisser de nouveau dans son lit tout chaud en écoutant le gazouillis des oiseaux.

♦ Un livre vraiment passionnant ♦

Récemment, j’ai eu beaucoup de chance. Les trois derniers livres que j’ai acheté, je les ai littéralement dévoré. J’étais absorbée, je n’arrivais plus à les quitter : un peu le matin après le petit-déj, à la pause déj, en attendant le bus, le soir à la place de la TV. Faut pas se le cacher, c’est parfois un peu plus laborieux de lire un livre (surtout quand on avait placé beaucoup d’attente dans ce dernier après la lecture de la quatrième de couverture !)

Psss ! Pour info, il s’agissait de : Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre et Chanson douce et Émilie Frèche, Un homme dangereux.

♦ L’odeur du linge fraîchement lavé ♦

Je vous l’accorde, avant il y a le triage et le lancement de la machine et après il y a l’étendage où on tente d’optimiser au maximum l’espace de notre séchoir.

Mais c’est pas trop le pied de sentir cette bonne odeur de frais ? Je suis une dingue de lessive, je choisis toujours avec application mes lessives et adoucissants #TOC

♦ Dormir dans des draps tout propres ♦

Rapport au petit bonheur précédent, c’est pas trop le pied de se coucher dans des draps qui sentent super bon et qui n’ont encore été froissés par personne ?

♦ Prendre un bain ♦

Ai-je vraiment besoin de vous expliquer ?

♦ Prendre le temps de se faire un petit déj’ de roi ♦

Pain, beurre demi-sel, confiture de figues, clémentines, fruits rouges, café, thé, fromage frais, jus d’orange… J’adore ne pas savoir où donner de la tête sur ma table de petit déjeuner.

♦ Contempler l’horizon ♦

La plage se trouvant à deux pas de chez moi (okay, en vrai, un peu plus) dès qu’un rayon de soleil se pointe, je vais me faire une digue ou quand le cœur m’en dit je vais même fouler le sable. Bien souvent tôt le matin ou en début de soirée, histoire que personne ne vienne s’intercaler entre l’horizon et moi.

♦ Choisir la bonne file ♦

Se rendre compte que pour une fois on a pas mal de bol, que notre file à l’hyper/à la poste/ au tabac avance plutôt bien par rapport à celle d’à côté. Regarder la file voisine avec un air désolé. Avoir l’air d’une c*******.

♦ Compter les dodos avant vendredi ♦

Parce que le vendredi c’est : retrouver le chéri, prendre l’apéro, aller au cinéma en amoureux, aller au restaurant en famille, prendre un petit déjà’ de roi, découvrir de nouveaux endroits. Bref, vous voyez !

& vous, c’est quoi les petites choses de la vie qui vous donnent le sourire ?

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À mon premier amour

Au cours d’une vie on tombe amoureux-se peut-être deux, trois ou plus de fois mais le premier amour, comment vous dire, il reste « gravé à jamais ». Ça fait un peu beauf comme expression mais c’est tellement ça.

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Marmalade Boy, le manga que je lisais en pensant à toi

Magie de Facebook, il y a quelques temps, une demande d’ajout de la maman d’une copine d’enfance. Et depuis, des photos de ses enfants qui défilent chaque jour devant mes yeux. De son fils (le frère de ma copine d’enfance si vous n’avez pas suivi).

Chaque fois que je le vois ça me fait le même effet. Un mélange de mélancolie, d’amertume, de souvenirs joyeux. On avait 13 et 16 ans alors tu penses, qu’est-ce qu’on connaissait de l’amour à l’époque ! Mais j’aime croire que nos sentiments étaient vrais et purs. Je suis sortie avec ton meilleur copain pour te faire enrager. J’aurai pas du, je ne savais pas comment faire pour te faire comprendre qu’à mes yeux il n’y avait que toi. Je ne l’ai pas aimé. J’ai détesté sa façon de m’embrasser. Il a vite été expédié. Et toi, tu me parlais de cette autre fille que tu voyais toutes les semaines dans le train. Tu étais forcément déjà amoureux d’elle à l’époque puisque tu es aujourd’hui marié avec elle. Mais je préférais croire le contraire. Je me souviens de cette clé usb qu’on s’échangeait chaque semaine, où nous nous écrivions réciproquement des pages et des pages. Où on se confiait nos ressentiments, nos émotions de la semaine. J’étais ta « Tite Louloute ». Je repense à ma tête sur ton épaule. Aux chuchotements de nos mamans qui nous imaginaient déjà très bien vieillir ensemble. Je me souviens de ce baiser que nous n’avons jamais réussi à échanger, gênés par la situation. Nos visages, si proches. Nos souffles, courts. Nos yeux, ébahis. Je me souviens de ce jour où on faisait je ne sais plus trop quoi et où j’ai pris mon courage à deux mains, où je me suis blottie contre toi. Cette fois-là non plus on n’a pas réussi. Puis je me souviens des clés usb oubliées, de notre gêne respective, de tes indisponibilités de plus en plus fréquentes. D’une clé usb qui disait que tu avais enfin osé l’aborder. De mon incapacité à te répondre. De ma colère, de ma tristesse, de ma rage.

Je me souviens de cette soirée dans un parc, il y avait beaucoup de monde. Tu étais là, avec elle. Avec ton meilleur ami et sa nouvelle copine. Je me suis approchée pour te saluer. J’étais anxieuse, j’avais une boule dans la gorge et les larmes aux yeux. Elle s’est interposée. Tu n’as rien dit, rien fait. Pas le moindre signe envers moi. Elle a décidé pour toi. Ses propos envers moi ont été violents. Ils m’ont blessé. Et toi… Toi tu as fais un petit trou dans mon cœur qui ne se rebouchera jamais.

Quand je t’ai aperçu sur ce quai de gare, quelques années plus tard, j’ai eu envie de venir vers toi. Je savais que tu étais marié avec elle désormais. Je brûlais d’envie de m’approcher de toi. Entendre de nouveau le son de ta voix. Nous nous sommes quittés adolescents, j’aurai voulu que tu saches quelle adulte j’étais devenue. Je n’ai pas osé. Tu as jeté un regard vers moi mais tu n’es pas venu non plus. Je t’ai finalement contacté via Facebook et ta réponse a été sans appel. Tu ne regrettes pas que je ne sois pas venue te parler car tu n’avais aucune envie de discuter avec moi, que tu étais passé à autre chose depuis longtemps et que je devrais faire de même. Ce petit trou dans mon cœur ne se rebouchera jamais.