À mon premier amour

Au cours d’une vie on tombe amoureux-se peut-être deux, trois ou plus de fois mais le premier amour, comment vous dire, il reste « gravé à jamais ». Ça fait un peu beauf comme expression mais c’est tellement ça.

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Marmalade Boy, le manga que je lisais en pensant à toi

Magie de Facebook, il y a quelques temps, une demande d’ajout de la maman d’une copine d’enfance. Et depuis, des photos de ses enfants qui défilent chaque jour devant mes yeux. De son fils (le frère de ma copine d’enfance si vous n’avez pas suivi).

Chaque fois que je le vois ça me fait le même effet. Un mélange de mélancolie, d’amertume, de souvenirs joyeux. On avait 13 et 16 ans alors tu penses, qu’est-ce qu’on connaissait de l’amour à l’époque ! Mais j’aime croire que nos sentiments étaient vrais et purs. Je suis sortie avec ton meilleur copain pour te faire enrager. J’aurai pas du, je ne savais pas comment faire pour te faire comprendre qu’à mes yeux il n’y avait que toi. Je ne l’ai pas aimé. J’ai détesté sa façon de m’embrasser. Il a vite été expédié. Et toi, tu me parlais de cette autre fille que tu voyais toutes les semaines dans le train. Tu étais forcément déjà amoureux d’elle à l’époque puisque tu es aujourd’hui marié avec elle. Mais je préférais croire le contraire. Je me souviens de cette clé usb qu’on s’échangeait chaque semaine, où nous nous écrivions réciproquement des pages et des pages. Où on se confiait nos ressentiments, nos émotions de la semaine. J’étais ta « Tite Louloute ». Je repense à ma tête sur ton épaule. Aux chuchotements de nos mamans qui nous imaginaient déjà très bien vieillir ensemble. Je me souviens de ce baiser que nous n’avons jamais réussi à échanger, gênés par la situation. Nos visages, si proches. Nos souffles, courts. Nos yeux, ébahis. Je me souviens de ce jour où on faisait je ne sais plus trop quoi et où j’ai pris mon courage à deux mains, où je me suis blottie contre toi. Cette fois-là non plus on n’a pas réussi. Puis je me souviens des clés usb oubliées, de notre gêne respective, de tes indisponibilités de plus en plus fréquentes. D’une clé usb qui disait que tu avais enfin osé l’aborder. De mon incapacité à te répondre. De ma colère, de ma tristesse, de ma rage.

Je me souviens de cette soirée dans un parc, il y avait beaucoup de monde. Tu étais là, avec elle. Avec ton meilleur ami et sa nouvelle copine. Je me suis approchée pour te saluer. J’étais anxieuse, j’avais une boule dans la gorge et les larmes aux yeux. Elle s’est interposée. Tu n’as rien dit, rien fait. Pas le moindre signe envers moi. Elle a décidé pour toi. Ses propos envers moi ont été violents. Ils m’ont blessé. Et toi… Toi tu as fais un petit trou dans mon cœur qui ne se rebouchera jamais.

Quand je t’ai aperçu sur ce quai de gare, quelques années plus tard, j’ai eu envie de venir vers toi. Je savais que tu étais marié avec elle désormais. Je brûlais d’envie de m’approcher de toi. Entendre de nouveau le son de ta voix. Nous nous sommes quittés adolescents, j’aurai voulu que tu saches quelle adulte j’étais devenue. Je n’ai pas osé. Tu as jeté un regard vers moi mais tu n’es pas venu non plus. Je t’ai finalement contacté via Facebook et ta réponse a été sans appel. Tu ne regrettes pas que je ne sois pas venue te parler car tu n’avais aucune envie de discuter avec moi, que tu étais passé à autre chose depuis longtemps et que je devrais faire de même. Ce petit trou dans mon cœur ne se rebouchera jamais.

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