Un an

Aujourd’hui cela fait trois-cent-soixante-cinq jours que j’ai ouvert ce blog. En relisant en diagonale les trente-quatre billets de ce blog, je me suis rendue compte à quel point il se passe des choses en un an. C’est tout simplement fou !

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Au cours de cette année, j’ai fini de rembourser le crédit de ma voiture, j’ai passé des mois douloureux, je me suis séparé, j’ai trouvé un appart, décidé de garder contact avec mon ex, mon petit frère a été diplômé, j’ai flippé-sa-mère pour des proches (Novembre, Paris / Juillet, Nice), je m’épanouis dans mon job, j’apprends à profiter de chaque instant, j’ai trompé mon partenaire, j’ai eu des « plans cul » (plus ou moins durables / plus ou moins épanouissants), j’ai appris à déguster des vins, ouvrir mon palais à d’autres saveurs, j’ai fais une overdose de fromage type Carré Frais, Boursin, Saint-Môret, j’ai stabilisé mon poids après dix-huit mois de perte, je suis sortie avec un homme marié (et père) (mea culpa, il s’était bien caché de me le dire au début), j’ai pris un chat, je me suis réinscrite sur des sites de rencontres, j’ai Tindé, j’ai été déçu, émoustillé, excité parfois, j’ai rencontré des hommes, j’ai connu des flops, des gros bides même… Et puis j’ai « charmé » un mec comme ça pour voir, on a discuté, souvent, longtemps, on s’est vu, on s’est embrassé, nous sommes en couple depuis quelques mois, je ne suis pas partie en vacances, j’ai profité de la plage tout près, je n’ai pas suivi mes bonnes résolutions, je n’ai toujours pas de vélo et j’ai complètement oublié que mon dressing comportait un rangement « vêtements de sport », je me fais des bonnes bouffes, avec Monsieur, avec mes copains, on m’a demandé d’être témoin de mariage, j’ai ri mais j’avais envie de pleurer (de joie, bien sûr), j’ai appris à marcher avec des talons de neuf centimètres, je me sens immense quand je les porte, je suis sortie en boîte, j’ai participé à des soirées, à des crémaillères, j’ai vu le ventre des copines s’arrondir au fil des mois, j’ai déménagé des potes, j’ai stalké des vieilles connaissances, j’ai perdu de vue une copine qui m’est très chère et j’ai honte, je n’ai pas donné de nouvelles à ma mère pendant plusieurs semaines, j’apprivoise une nouvelle belle-famille, je fais des projets (boulot – déménagement). J’ai pleuré, j’ai ri, j’ai bu, j’ai été déçu, ému, étonné, j’ai baissé les bras, j’ai fais de la peine,  j’ai aimé, j’ai perdu…

Ça peut paraître long un an quand on se rend compte de tout ce qu’on a vécu mais en fait l’impression que c’était hier !

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La machine à ronrons

Depuis que j’avais emménagé seule, l’envie d’adopter une boule de poils me trottinait dans la tête. J’ai toujours été entouré de chats et de chiens, je me suis fais violence pendant plusieurs années à cause d’un compagnon réfractaire mais maintenant que j’étais seule je guettais les annonces du Bon Coin et les publications de la ligue de protection des animaux du coin.

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Le 11 mai, une petite boule au milieu d’autres dans un carton, j’appelle. Rendez-vous est pris le soir mais le Monsieur m’avertit « premier arrivé premier servi »… Toute la journée j’ai la boule au ventre de peur qu’elle parte avant que je ne puisse la voir/l’avoir. J’arrive, une famille embarque trois chatons d’un coup. Je cherche ma petite boule de poils du regard, ouf, elle est toujours là. Ni une ni deux, je l’attrape et la colle contre ma poitrine. Je prends un shoot d’odeurs de chaton. Bah ouais c’est sûr c’est elle… Elle me paraît bien jeune mais je la vois grignoter quelques croquettes et laper un peu de lait… En voiture Simone ! J’ai failli avoir sept ou huit accidents tellement j’étais obnubilée par la huitième merveille du monde toute frêle, roulée dans son vieux sac de croquettes en papier kraft.

Je vous passe les détails de l’acclimatation à l’appartement, la première nuit sur un plaid (qui est devenu depuis sa propriété) à côté de mon lit, la première fois qu’elle s’est hissée seule dans le canapé et dans le lit, la première fois que je l’ai retrouvé sur la table de salle à manger, sur le plan de travail de cuisine, les fraises qu’elle a dévoré en mon absence, sa crise de folie quand je lave sa litière à la javel, les courses poursuites dans l’appart, ses miaous déchirants le matin devant la porte close de la chambre, les pipis sur le lit quand elle n’est pas contente, les clics sur les fesses, et les « arrête ! » / « non » / « ça suffit maintenant ! », la confiture de figue qu’elle vient lécher sur mes tartines, le fond du verre de jus d’orange qu’elle lape, les coins de livres qu’elle croque pendant que je lis, ses ronrons quand je rentre du travail, ses cabrioles et autres cascades, les chutes (dans l’évier, la baignoire), cette manie qu’elle a de grimper le long de ma jambe, les griffes sur mes bras et mes jambes, les croquettes qu’elle trie soigneusement, les heures passées à la regarder dormir…

Je me rends bien compte que je suis ridicule à parler de mon chat comme d’un enfant. Rassurez moi, dites moi que vous aussi vous êtes complètement gaga de votre boule de poils !

2015 c’était…

Des moments tristes bien sûr,

 Les attentats contre Charlie Hebdo en Janvier

La montée du FN dans ma région

La peur de rester au chômage toute ma vie

Des mots qu’on aurait aimer ne pas dire

Le désarroi face au silence des employeurs

Pas de vacances

Toujours plus de détresse chez les migrants

Des doutes

Des incertitudes

Des décisions pas toujours rigolotes à prendre

Les attentats à Paris en Novembre

2015

Mais aussi beaucoup de bonheur, et même si en cette fin d’année je suis un peu morose, je vais tenter de ne garder que ces événements en souvenir de l’année écoulée.

La naissance d’un petit Koala

Des bouteilles de vin descendues en moins de temps qu’il ne faut pour le dire

Des soirées périgourdines

Un nouveau boulot qui me plaît beaucoup

Des soirées avec les copains

La septième année consécutive sans passer sur le billard

D’autres naissances

Des mariages

La fin d’un gros projet

Des fous rires

Le(s) plaisirs(s) charnel(s)

Les déménagements des copains

Et vous, c’était comment cette année ?

Dans un monde parfait

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une imagination débordante et un côté rêveuse.

Sans pour autant m’inventer une vie parallèle qui serait mille fois mieux que la réelle, j’ai une légère propension à l’excès (hypersensible bonjour).

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Moi quand quelque chose dont j’ai rêvé se produit dans la vraie vie.

Alors aujourd’hui j’ai envie d’écrire un billet sur ce que serait mon monde parfait, si tout pouvait aller comme sur des roulettes, et que j’étais ce dont j’ai toujours rêvé depuis toute petite. J’ai été bercé par les séries américaines, avec une vie top moumoute (il n’y a que dans les Frères Scott que tout le monde a une villa de ouf après le lycée) et des paillettes plein les yeux, alors oui, sans doute que ma vie idéale n’est qu’un château de cartes, mais on s’en fout, c’est un rêve !

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Bonheur(s)

Chaque soir c’est le même rituel.

Je tourne à gauche, 108m (exactement) plus loin, je tourne à gauche, j’avance, j’avance, elle est là. Je monte dans ma voiture.

D’abord tout droit, puis à gauche, attention le passage piéton. On passe l’église, la priorité à droite.

Ils sont là.

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« Ils », ce sont deux gamins, entre 13 et 14 ans. Tous les soirs je sais qu’ils vont être là. Peut-être qu’ils attendent leurs parents, ou l’heure du bus.

Une jolie rouquine, avec une parka verte et une capuche « moumoute ». Un petit gars, son sac vissé sur le dos et qui doit passer 30 minutes dans la salle de bain pour se coiffer le matin.

Je n’ai jamais vu leurs visages, et pour cause.

Chaque fois que je les croise, ils sont emmitouflés l’un dans les bras de l’autre, à s’embrasser comme si c’était la dernière fois qu’ils se voyaient pour le reste de leur vie.

Alors je souris. Ils sont mon rayon de soleil dans les bouchons de la rue de Paris.

Je les trouve mignon, ça me rappelle cette même époque, où on avait du mal à se quitter, où on se disait « je t’aime pour toute la vie ». On ne savait pas encore qu’on en aurait d’autres des petits amoureux. Des papillons dans le ventre. Des paillettes plein les yeux. Des chagrins d’amour.

La collègue de boulot

Bien que je sois plus habituée à attirer les foudres de mes collègues féminines (peut-être à cause de ma jeunesse, de ma beauté, de mon humour, ou tout ça à la fois ! Et de ma modestie aussi bien sûr…), cette fois-ci je suis tombée sur une perle.

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Elle décompte les semestres avant la retraite. Mais ce n’est pas le genre je-m’en-foutiste à en faire le moins possible. Quand je suis arrivée, elle m’a mis dans le bain direct, je suis rebaptisée la Puce au bout de deux jours. Elle part en congés en fin de semaine, je vais donc me retrouver S.O.L.O, pendant quatre longues semaines ! Bien entendu, c’était dans son intérêt de me filer les petits tuyaux et ficelles du métier…

Outre ça, elle est souvent de bons conseils, tout en gardant sa place de collègue. J’ai une petite tendance à l’épanchement, elle a la larme facile (comme moi) et dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Elle a aussi des expressions qui me font mourir de rire.

« Dis comme moi ! » quand elle a un truc sur le bout de la langue mais que ça ne veut pas sortir.

« D’accoooooooooorrrrrrrrrd ! » quand il ne faut pas insister après que j’ai dit quelque chose.

« Ce que tu manges pas tu vas pas le chier » Est-ce que cela nécessite une explication ?

« Il fait froïïïïïd » Je ne peux pas le retranscrire à l’écrit. Ça se prononce « oïde ». Comme hémorroïde. Et ça me fait marrer.

Notre chef, elle l’appelle « le marrant glacé ». Il sourit mais il fait froid dans le dos en même temps.

Du genre à rigoler quand il se brûle.

« Viens on s’en va ». Quinze fois par jour (au moins).

« Garotte le » = tu peux le jeter à la poubelle.

« V’là les cowboys !!! » Et subitement tout le bureau se réveille et c’est le branle-bas de combat général !

Parfois elle vide le fond de sa bouteille d’eau dans mon dos. Elle me jette des trucs à la figure quand elle voit que je suis hyper-concentrée.

On se plaint. Et on rigole aussi beaucoup.

Le midi, on optimisme notre temps. Les courses, les boutiques, essayer des fringues, on va chez le caviste pour l’écouter nous parler pinard.

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J’ai été « ghosté » !

Vous actualisez vos mails, votre messagerie instantanée dix fois par jour, vos appels restent sans réponse ?

Ce mec formidable, investi dans votre relation, tendre et un peu macho sur les bords, avec beaucoup d’humour (bref la perle, c’est ce que vous pensiez) vous laisse sans nouvelles depuis plusieurs jours. Pas d’inquiétude, il n’est pas mort, il vous a seulement « ghosté »

Il a coupé les ponts numériques qui vous reliaient jusqu’à aujourd’hui, comme pour vous dire « je ne veux plus de toi, disparais de ma vie ».

Le dialogue (et la classe) en moins.

Cependant, il ne faut pas rejeter la faute sur les Tinder, AdopteUnMec, Meetic où on matte/zappe aussi vite que son ombre. Mais avant qu’on en fasse un phénomène de société et qu’on lui donne un nom amewicain, on appelait ça prendre la tangente.

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